Alors que les Etats-Unis étaient "le rêve de générations de chercheurs et d'intellectuels", la situation a changé, selon M. Hurni, qui a parlé de "fuite des cerveaux à l'envers". La Suisse a son rôle à jouer dans ce contexte.
Le Neuchâtelois ne demande pas de débloquer des moyens financiers ni d'entrer en conflit avec les Etats-Unis, mais de créer un organisme de coordination pour faciliter l'accueil des personnes qui voudraient venir en Suisse. Il s'agit d'une "chance à moindres frais de renforcer encore notre position internationale".
Opposé au texte, le Conseil fédéral a eu gain de cause. Le ministre de la formation et de la recherche Guy Parmelin a rappelé le principe d'autonomie des hautes écoles suisses.
Celles-ci définissent leur stratégie de recrutement des meilleurs talents nationaux et internationaux. Elles comptent déjà une forte proportion de chercheurs étrangers. Le cadre actuel fonctionne bien, selon le ministre.