Les dernières élections législatives palestiniennes remontent à 2006 et ont été remportées par le Hamas, que le Parlement a décidé en décembre dernier d'interdire pour cinq ans, a rappelé Marco Chiesa (UDC/TI) pour la commission. Aucune autorité n'est en mesure d'assumer la responsabilité de l'Etat et d'assurer la paix et la sécurité en Palestine.
L'initiative cantonale n'est en outre pas le bon instrument pour reconnaître la Palestine. Lui donner suite irait à contre-courant de la stratégie du Conseil fédéral, à qui il revient de reconnaître ou non un Etat, a complété le Tessinois.
De nombreux pays reconnaissent déjà la Palestine et d'autres, dont la France, la reconnaîtront prochainement. Si la Suisse veut être crédible par rapport à la solution à deux États, elle doit s'associer à ce processus en cours de reconnaissance, qui s'inscrit comme un préalable à la paix, a opposé Carlo Sommaruga (PS/GE).
Isabelle Chassot (C/FR) a rappelé qu'elle s'était abstenue lors du vote en commission. Mais, au vu des événements intervenus depuis, notamment la situation catastrophique à Gaza et le projet d'annexion qui menace la continuité territoriale de la Palestine, la reconnaître comme Etat est la seule manière de donner une chance à la solution à deux Etats, a complété la Fribourgeoise.
Il s'agit d'une question politique et non juridique comme veut le faire croire la majorité, a encore noté M. Sommaruga. "Nous devons donner un signe politique fort et clair à toutes celles et ceux qui ne veulent pas d'une solution à deux Etats", a abondé Mauro Poggia (MCG/GE). Et d'ajouter qu'il en va de la crédibilité de la Suisse sur la scène internationale. Ils n'ont pas été suivis.
Le Conseil national doit encore se prononcer sur ce texte.