La Banque africaine de développement (BAfD), fondée en 1964, joue un rôle central dans la coopération internationale de la Suisse. Elle s’engage à promouvoir une croissance économique durable, à réduire la pauvreté et à lutter contre le changement climatique, a rappelé au nom de la commission compétente Damian Müller (PLR/LU). Membre de la BAfD depuis 1982, la Suisse est représentée de manière permanente au conseil d'administration.
En mai 2024, les gouverneurs de la BAfD ont décidé d'augmenter le capital appelable de la banque afin de lui permettre de conserver la meilleure note de crédit. Le capital appelable est un engagement conditionnel qui ne peut être appelé que dans des circonstances extraordinaires, ce qui ne s'est encore jamais produit dans l'histoire des banques de développement, selon le ministre de l'économie Guy Parmelin.
Cette contribution à faible risque permettra à la Suisse de consolider son influence au sein de la BAfD, tout en fournissant une contribution au développement économique durable et inclusif en Afrique. Il n'y a pas d'incidence sur le budget fédéral. "Notre voix est entendue et nous continuerons à oeuvrer pour une bonne gouvernance" au sein de la banque, a poursuivi le Vaudois.
"Nous augmentons le capital, car un bailleur de fonds, les Etats-Unis, ne veut plus ou peut plus le faire", a critiqué de son côté Beat Rieder (Centre/VS). Il est en grand temps d'examiner si la Suisse veut continuer ainsi dans sa politique, sans tenir davantage compte des risques financiers potentiels, vu le contexte d'incertitudes.
En vain. Au vote, la Chambre a soutenu le projet par 36 voix contre 6 et 2 abstentions. Le Conseil national doit encore se prononcer.