(ats) Une rétribution minimale de l'électricité injectée dans le réseau par les petites installations solaires est en principe autorisée dans le cadre de l'accord sur l'électricité avec l'UE. Si le Conseil fédéral propose de la supprimer, c'est parce qu'il estime que son financement ne sera plus assuré, a indiqué le ministre de l'énergie Albert Rösti.

Actuellement, la rétribution minimale est financée par l'approvisionnement de base. Avec l'ouverture du marché requise par le droit européen, une partie des clients pourront passer de l'approvisionnement de base au marché.

Les fournisseurs de base devront répercuter les coûts supplémentaires occasionnés par la rétribution minimale sur un nombre toujours plus restreint de clients, a détaillé lundi M. Rösti lors de l'heure des questions au Conseil national. Et de conclure: "Nous ne pouvons pas introduire un instrument qui, au final, ne sera pas financé."

Le conseiller fédéral a toutefois précisé que les réponses à la consultation sont en cours d'examen. "Nous évaluerons ensuite ce que nous pouvons faire." La discussion sur ce sujet n'est donc pas close.

Se basant sur une lettre de l'Office fédéral de l'énergie, Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung avaient indiqué fin août que l'accord sur l'électricité avec l'Union européenne aurait des conséquences pour 95% des installations photovoltaïques du pays, soit quelque 250'000 personnes, qui ne pourraient plus bénéficier des tarifs minimaux pour l'électricité solaire.