Pour la majorité de droite, il est urgent de rattraper le retard dans la numérisation du domaine de la prévoyance. Actuellement, toutes les démarches pour accéder à ses données sont assez fastidieuses, à part dans le 3e pilier.
Il est très difficile de faire des projections pour sa future retraite. Pour remédier à ce problème, les interfaces des trois piliers devraient être interopérables, a relevé Andri Silberschmidt (PLR/ZH).
La gauche a dit, elle, craindre que l'accès simplifié aux données des assurés dans les trois piliers crée un nouveau domaine d'activité pour le secteur du conseil financier. On peut craindre que de plus en plus de capitaux soient retirés du deuxième pilier et investis dans des produits financiers, selon Samira Marti (PS/BS).
La conseillère fédérale a aussi jugé que cette motion était inadéquate. Le Conseil fédéral vient de mettre en consultation un projet pour permettre aux assurés de pouvoir accéder à leurs données AVS et AI sur une plateforme en ligne. La numérisation des 2e et 3e piliers et en bonne route.
Forcer les plus de 1300 institutions de prévoyance, de tailles et de formes d’organisations diverses, à passer à un système commun serait disproportionné, a-t-elle ajouté. En vain.