"Le Conseil fédéral est chargé de faire usage, dans le respect de la neutralité, de tous les instruments de politique étrangère à sa disposition pour garantir la protection des minorités ethniques et religieuses en Syrie", peut-on lire dans les motions déposées par des députés PLR, UDC, centriste, socialiste et le groupe des Vert-e-s.
La situation humanitaire dans le pays reste problématique, pour ne pas dire catastrophique, a rappelé au nom de la commission des Etats Tiana Moser (PVL/ZH). La Syrie est un pays multiculturel. S'il veut retrouver la tranquillité et la cohésion, les minorités ethniques et religieuses doivent être protégées. La Suisse peut y contribuer.
La Confédération est active dans ce domaine via son aide humanitaire. Des avancements majeurs doivent toutefois encore être réalisés, a reconnu le conseiller fédéral Ignazio Cassis, appelant à soutenir les motions.
Chute de Bachar el-Assad
Les textes avaient été déposés en décembre 2024, après la chute de Bachar el-Assad à la tête du pays. Le National les a adoptés en septembre, seule l'UDC s'y est alors opposée.
Le commandant djihadiste, Ahmad al-Chareh, a depuis été proclamé président intérimaire, en janvier. Le président des Etats-Unis Donald Trump a créé la surprise en mai en annonçant une levée des sanctions américaines.
Le Conseil fédéral a décidé en juin de lever toutes les sanctions économiques visant la Syrie, s'alignant ainsi sur la décision de l'UE.