(ats) L'ate et actif-trafiC ont fustigé mardi la décision du Parlement de supprimer le financement pour le train de nuit vers Copenhague/Malmö, qualifiée de "totalement incompréhensible et irresponsable" face à la crise climatique. Pour actif-trafiC, la seule option qui reste désormais pour développer l’offre de trains de nuit est de lancer une initiative populaire.

Le trafic aérien ne cesse de croître et le respect des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre s’éloigne toujours plus, déplore actif-trafiC.

Après le Conseil des Etats, le Conseil national a supprimé mardi du budget 2026 le crédit destiné à la liaison de train de nuit Bâle - Copenhague - Malmö. Cette nouvelle liaison aurait pourtant constitué une alternative respectueuse du climat à l’avion, souligne l'Association transport et environnement (ATE).

Les trains de nuit jouent en effet un rôle-clé, en particulier dans le trafic international. Ils relient directement les villes européennes, permettent de gagner du temps et remplacent les vols à courte et moyenne distance, fortement émetteurs de CO2.

Le Parlement revient sur sa propre décision

"Le Parlement supprime une mesure qu’il avait lui-même adoptée dans le cadre de la loi sur le CO2", pointe Stéphanie Penher, directrice de l’ATE. Il avait en effet décidé en 2024 d’utiliser une partie des recettes provenant de la vente aux enchères des droits d’émissions pour le transport aérien (Loi sur le CO2) afin de promouvoir les trains de nuit.

Avec cette décision, le Parlement opère un important revirement, qui empêche toute sécurité de planification pour les CFF et ébranle la confiance en nos institutions politiques, ajoute actif-trafiC.

Face à cette situation, l'ONG entend commencer dès le printemps prochain la collecte de signatures pour son "initiative en faveur de transports publics performants et de billets d’avion à prix équitables". Celle-ci vise à garantir un soutien stable à l'offre ferroviaire transfrontalière ainsi que des billets abordables.

Le renforcement des transports publics serait financé par une taxe sur les billets d’avion qui frapperait tout particulièrement les voyageurs fréquents et les voyages de luxe (classe affaires et jets privés).