(ats) La Confédération ne soutiendra pas financièrement les personnes touchées par les retards dans le versement des allocations de chômage en début d'année et qui n'ont donc pas pu payer leurs factures à temps. Mais il est possible de demander une avance en cas de difficultés financières, selon le ministre de l'économie Guy Parmelin.

Répondant lundi à des questions des conseillers nationaux Sophie Michaud Gigon (Vert-e-s/VD) et Emmanuel Amoos (PS/VS), le président de la Confédération s'est dit conscient qu'un délai prolongé concernant le versement d'une indemnité de chômage peut avoir des conséquences pour la personne concernée. "Le Conseil fédéral le regrette."

Toutefois, la loi ne prévoit pas de compensation générale en cas de lenteur dans le paiement de ces indemnités. Une personne au chômage peut demander une avance si elle est confrontée à des difficultés financières avant le versement de son indemnité, a cependant rappelé M. Parmelin.

Le 6 janvier, le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) a mis en service un nouveau système informatique. Cette introduction a été accompagnée de problèmes techniques importants, ce qui a entraîné des retards, voire l'absence de versement de nombreuses allocations chômage.

Sont principalement touchés les chômeurs récemment inscrits, pour lesquels le droit aux allocations doit encore être clarifié. Le 22 février, la directrice du SECO a indiqué que le traitement des retards de paiements prendrait encore plusieurs semaines. Lundi, M. Parmelin a espéré que les retards puissent être rattrapés d'ici l'été. Et d'assurer que depuis février, le système est "plus stable".