Avec son projet, le Conseil fédéral veut mettre en place une infrastructure nationale de données sur la mobilité afin d'utiliser et d'échanger celles-ci de manière compatible et reliée. Les acteurs concernés doivent pouvoir planifier, exploiter et utiliser avec davantage d'efficience les infrastructures et les offres, de manière sûre et durable, sans intérêts commerciaux.
La Confédération doit oeuvrer comme pionnier, "sinon personne ne va s'y mettre", a estimé le ministre des transports Albert Rösti. Il s'agit de faire entrer "de plein pied" la mobilité dans le XXIe siècle, a ajouté Bruno Storni (PS/TI) pour la commission. "Aujourd'hui, on travaille en silo."
Il y a un besoin de répondre aux besoins du secteur, a abondé la co-rapportrice Barbara Schaffner (PVL/ZH). Les pouvoirs publics, les services de secours, l'économie privée et la population profiteront du nouveau système, selon elle.
L'udc ne voulait pas entrer en matière, dénonçant des coûts trop élevés et une atteinte à la concurrence. Et d'estimer que le projet ne permettrait pas de dresser un tableau exhaustif des données, car les fournisseurs ne seraient pas obligés de livrer leurs données. Le parti a aussi essayé de renvoyer la copie au Conseil fédéral. Sans succès.
Le débat a été interrompu faute de temps. La discussion de détail aura lieu la semaine prochaine.