Une lettre ouverte publiée en mai 2025 et signée par les premières ministres danoise et italienne, ainsi que les chefs des gouvernements de la Pologne, de la Belgique, de l’Autriche, de l’Estonie, de la Lettonie, de la Tchéquie et de la Lituanie demandait une discussion et une réforme de l’interprétation de la CEDH, et notamment que la cour respecte à nouveau le principe de subsidiarité. Hannes Germann (UDC/SH), à l'origine de la motion, regrette que la Suisse ne l'ait pas signée.
La Cedh a dépassé depuis longtemps la limite admissible dans son développement du droit, a indiqué Roger Golay (MCG/GE) au nom de la commission. Elle limite de plus en plus la liberté décisionnelle des Etats, les empêchant même d’agir dans des domaines cruciaux pour la sécurité, par exemple lorsqu’ils ne peuvent plus prendre de mesures efficaces à l’encontre des migrants qui commettent des crimes.
La motion demande aussi au Conseil fédéral de s’engager avec d’autres Etats parties pour que la CEDH respecte à nouveau le principe de la subsidiarité, n'impose pas aux Etats membres des obligations qu'ils n’ont pas contractées eux-mêmes par le biais d’un traité et ne limite pas leur marge de manœuvre politique.
Les tribunaux ont une marge d'interprétation, mais elle a des limites. Avec des arrêts comme celui des Aînées pour le climat, dans le cadre duquel la Suisse a été condamnée pour inaction climatique, la cour affaiblit l'institution.