(ats) La station de recherche Agroscope doit être renforcée. La commission des finances du Conseil national a adopté vendredi deux motions portant sur le financement de l'institut et sur ses centres de compétence. Agroscope fait l'objet de plans de restructuration du Conseil fédéral très contestés.

Dans le cadre du programme d'économie de l'administration fédérale, Agroscope doit réduire son budget d'environ 20%, soit 40 millions de francs. La commission demande au Conseil fédéral de convertir cet objectif d'économie en un objectif d'efficacité. Les moyens économisés devraient être réinvestis dans la recherche.

La deuxième motion veut renoncer à la centralisation envisagée, a indiqué devant la presse le président de la commission Markus Hausammann (UDC/TG). Il y aurait un campus de recherche central, un centre de recherche régional en Suisse alémanique, un autre en Suisse romande ainsi que des stations décentralisées.

Les deux propositions ont été adoptées par une large majorité de la commission, a précisé le président. Elles ont fait l'objet d'une écoute attentive du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.

Enfin, la commission a gelé l'examen de la motion de Brigitte Häberli (PDC/TG) qui veut faire d'Agroscope un établissement autonome de droit public de la Confédération. Elle a chargé le Département fédéral de l'économie de lui remettre d'ici à la fin 2018 un rapport présentant les différentes options liées à l'externalisation de l'institution.

Le Parlement a multiplié les interventions pour freiner les plans de Johann Schneider-Ammann en vue de restructurer l'institut de recherche agronomique. Plusieurs motions ont déjà été adoptées pour demander la suspension des études en cours.

Le Conseil fédéral souhaite centraliser Agroscope à Posieux (FR) afin de limiter ses frais d'exploitation. Cela pourrait toucher entre 400 et 500 personnes. L'objectif est de centraliser les activités qui ne sont pas directement liées à un site particulier afin de tirer parti des synergies. Johann Schneider-Ammann veut une modernisation de l'institution qu'il juge nécessaire.