<p>Berne (ats) Mariangela Wallimann-Bornatico devrait être la nouvelle secrétaire générale du Parlement. La Conférence de coordination a élu vendredi à ce poste l'actuelle secrétaire des commissions de gestion. Le Parlement devra encore confirmer ce choix le 8 mars. </p>

Si les Chambres donnent leur feu vert, la juriste grisonne de 52 ans, proche du PDC, succédera à la radicale Annemarie Huber-Hotz. Celle-ci a été élue le 15 décembre chancelière de la Confédération par le Parlement et est entrée en fonction à son nouveau poste le 1er janvier.

Il est prévu que Mme Wallimann entre en fonction le 15 mars, a indiqué le président du Conseil national Hanspeter Seiler (UDC/BE). Elle deviendrait la deuxième femme à occuper de poste. Cet élément n'a toutefois pas joué de rôle dans le choix, a dit le président du Conseil des Etats Carlo Schmid (PDC/AI).

Choix de haut niveau

Au total, 77 personnes ont postulé à la fonction de secrétaire général du Parlement, rémunérée à raison de 220 000 à 240 000 francs. Après avoir procédé à un premier choix, la Conférence de coordination a entendu quatre personnes, a précisé M. Seiler.

Il s'agissait de Mme Wallimann, du secrétaire du Conseil des Etats Christoph Lanz (PS), de l'ancien collaborateur personnel d'Adolf Ogi, Thomas Harnischberg (UDC), et du chancelier du canton du Jura Sigismond Jacquod (PDC).

"Nous avons eu un choix de haut niveau entre égaux", a déclaré M. Schmid. La Conférence de coordination a décidé de ne pas rendre publics les résultats des votes par égard aux candidats qui n'ont pas été retenus.

On s'attendait à ce qu'un insider gagne la course. Le texte de l'annonce demandait des connaissances en matière de procédures politiques, des compétences organisationnelles et une aisance dans le contact avec les autorités. M. Lanz, qui occupe le même poste que Mme Huber avant sa nomination au poste de secrétaire générale du Parlement, était pourtant considéré comme favori.

Nouvelle procédure

Mme Wallimann est la première secrétaire générale du Parlement qui n'est pas élue par le Conseil fédéral, mais par l'Assemblée fédérale. Cette innovation a été introduite dans le cadre de la réforme de la constitution.

C'est la Conférence de coordination, composée des deux Bureaux des Conseils national et des Etats qui élit la secrétaire générale. Mais la nomination doit ensuite être confirmée par le Parlement. Ce dernier ne pourra que dire si oui ou non il accepte le choix. Il ne pourra pas proposer d'autre candidat.

Carrière

Avec Mme Wallimann, la Suisse italophone sera à nouveau représentée à un haut poste de la Confédération, a souligné M. Seiler. Elle vient en effet de la vallée de Poschiavo, la partie italophone du canton des Grisons.

Après des études de droit à l'Université de Fribourg, Mariangela Wallimann a occupé un poste de juriste au Département fédéral des finances de 1974 à 1976. De 1977 à 1987, elle a été juriste, puis adjointe du secrétaire général de l'Assemblée fédérale.

Entre 1988 et 1991, elle est devenue la collaboratrice personnelle de Flavio Cotti, alors conseiller fédéral. Elle a ensuite fait un saut de deux ans à la SSR comme remplaçante du chef de presse de la direction générale.

Depuis 1994, elle est responsable du secrétariat des commissions parlementaires de gestion, qui occupe une vingtaine de personnes. Comme secrétaire générale du Parlement, elle dirigera une équipe de quelque 200 personnes.

sda/ats 18.02.2000