<p>Berne (ats) La commission compétente du Conseil des Etats veut limiter la manne fédérale destinée à la formation professionnelle. Par neuf voix contre une, elle propose au plénum de la fixer à 25 % des dépenses dans la loi. Le National avait placé la barre à 27,5 %.</p>

"Nous devons tenir compte du frein à l'endettement: ce que nous dépensons pour la formation professionnelle ne sera plus disponible pour la recherche et le domaine académique", a justifié mardi devant la presse Christiane Langenberger (PRD/VD), vice-présidente de la commission de l'éducation du Conseil des Etats.

En acceptant cette loi en décembre 2001, le Conseil national avait décidé de faire passer la part de la Confédération de moins de 20 % actuellement à 27,5 %, soit environ 675 millions de francs par an sur un total de quelque 2,5 milliards consacrés à la formation professionnelle.

La solution de la commission réduirait la contribution fédérale d'environ 50 millions de francs. Un dixième de la contribution fédérale servirait à financer des projets novateurs.

Bon travail effectué

Pour le reste, la commission du Conseil des Etats s'est ralliée dans les grandes lignes et à l'unanimité au projet adopté par la chambre du peuple. "Le National et sa commission ont accompli un bon travail préparatoire", a relevé Peter Bieri (PDC/ZG), président de la commission des Etats. Seules six propositions de minorité seront défendues au mois de juin devant la chambre des cantons.

Comme le National, la commission soutient le système dual, qui combine formation à l'école et en entreprise. Dans cette optique, elle souhaite que les jeunes qui suivent une école supérieure de commerce effectuent un stage dans une entreprise.

Intégration des étrangers

Par rapport au National, la commission propose également une série de mesures supplémentaires visant à favoriser l'intégration des étrangers au cours de leur formation. Les jeunes ayant des difficultés linguistiques devraient aussi bénéficier d'un plus grand appui.

La loi sur la formation professionnelle doit remplacer le texte de 1978. Alors que ce dernier était basé sur les professions de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, la nouvelle loi inclut aussi les arts, la santé et le domaine social. Elle devrait entrer en vigueur en 2004.

Elle fait office de contre-projet indirect à l'initiative populaire "pour des places d'apprentissage", rejetée par le Parlement.

sda/ats 14.05.2002