"Dans le fond, on aurait bien aimé participer aux travaux de la future Convention européenne", chargée de repenser l´UE, a dit le président de la commission du National Claude Frey (PRD/NE) devant la presse. Contrairement aux pays candidats, la Suisse ne peut pas prendre part aux débats sur le traité constitutionnel, en raison du gel de sa demande d´adhésion.
"Les travaux sur l´avenir de l´Union européenne, c´est toute l´histoire de notre pays", avec les discussions sur le fédéralisme ou la démocratie, a estimé Claude Frey. A ses yeux, c´est la raison pour laquelle même les eurosceptiques, comme lui, auraient aimé y participer. Or, ils doivent se contenter de suivre les discussions sur internet ou du fond de la salle, comme simples auditeurs.
Intérêt
L´ancien premier ministre belge Jean-Luc Dehaene a confirmé avoir ressenti un grand intérêt de la part des membres de la commission du National. Il partage le poste de vice-président de la Convention avec l´Italien Giuliano Amato, sous la houlette du Français Valéry Giscard d´Estaing.
Les questions ont fusé: il a même fallu refreiner un peu les ardeurs des parlementaires suisses, selon M. Dehaene. Les débats sur une plus grande transparence des institutions européennes sont en cours, il s´agit d´éviter de créer des illusions aux citoyens ou de verser dans le populisme.
Rapport en vue
La question d´un référendum européen sur la future convention reste encore ouverte. "Je ne considère cependant pas le référendum comme le summum de la démocratie", a affirmé le Belge. M. Dehaene a ensuite été reçu par le chef du Département fédéral des affaires étrangères Joseph Deiss.
La commission de politique extérieure va pour sa part poursuivre les auditions sur l´Europe jusque vers la fin de l´année. "Après des années d´émotions et de discussions stériles entre euroturbos et eurosceptiques, il s´agit d´en venir aux faits", d´après Claude Frey. Un rapport devrait être publié au terme des hearings.
sda/ats 02.07.2002