<p>Berne (ats) Le loup devrait rester un animal protégé. Mais face à son retour, la commission de l´environnement du National souhaite que le Conseil fédéral tienne davantage compte des intérêts des éleveurs, revoie son concept et modifie la législation actuelle le cas échéant. </p>

Par 12 voix sans opposition et sept abstentions, la commission propose au plénum d´accepter un postulat dans ce sens, a indiqué son président Christian Speck (UDC/AG) lundi devant la presse. Il s´agit d´un "compromis" face aux exigences de la motion du Conseil des Etats qui exige que le Concept Loup Suisse soit abandonné et que le prédateur soit retiré de la liste des animaux protégés.

Estimant que ce texte serait difficilement applicable, compte tenu notamment des engagements internationaux de la Suisse, la commission l´a rejetée par 11 voix contre 7 et 3 abstentions. Le loup revient naturellement en Suisse et ce n´est pas la perte de son statut d´animal protégé qu´il l´en dissuadera, a commenté John Dupraz (PRD/GE).

En cas d´abandon du Concept Loup, encore en cours d´élaboration, les éleveurs courent le risque de ne pas recevoir d´indemnités de la Confédération pour le bétail tué, a-t-il ajouté. La commission n´en reste pas moins critique face à ce concept qui doit permettre la coexistence de l´animal et des populations de montagne.

Revoir le concept

Elle juge "intolérable" pour les petits éleveurs qu´il faille attendre qu´un loup égorge 50 moutons pour pouvoir l´abattre et s´oppose aux obligations "sévères" faites aux éleveurs concernant la garde de leurs troupeaux. La commission ne formule toutefois pas de solutions concrètes.

La question du nombre de moutons égorgés pour abattre un loup reste ouverte, a reconnu M. Speck. Il n´a pas non plus pu estimer quelle était la marge de manoeuvre du Conseil fédéral pour durcir son concept tout en maintenant au loup son statut d´animal protégé reconnu par la Convention de Berne. Le plénum se prononcera le 23 septembre.

sda/ats 09.09.2002