<p>Berne (ats) La polémique autour du questionnaire auquel sont soumises les recrues s´estompe. La commission de la politique de sécurité du Conseil national n´a pas de critique fondamentale à lui opposer. Les questions liées à la sexualité seront reformulées l´an prochain.
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Les jeunes gens pourront désormais sauter les questions désagréables, a déclaré Paul Günter au nom de la sous-commission qui s´est penchée sur la nouvelle méthode de recrutement introduite cette année. Les questions concernant l´homosexualité ou les abus durant l´enfance seront reformulées. "On pourra aussi mentir", a précisé le socialiste bernois mardi devant la presse.

La commission a refusé de porter l´affaire devant la commission de gestion mais continuera de suivre le dossier. Le but du recrutement conduit de manière plus centralisée sur deux à trois jours est d´analyser le potentiel psychique et physique des futurs soldats. Il s´agit notamment de réduire de 20 à 10 % le nombre de ceux qui quittent l´armée pour ces motifs durant l´école de recrues.

Ceci dans l´intérêt des jeunes, de l´armée et du contribuable, selon le président de la commission Joseph Leu (PDC/LU). Sur les 14 000 personnes soumises au questionnaire, 95 % se sont d´ailleurs déclarées satisfaites de la procédure suivie, a-t-il souligné.

G8

La commission a par ailleurs entamé une discussion sur les leçons à tirer après la tenue du sommet du G8 en juin à Evian. Aucune solution concrète n´a été avancée pour réformer la gestion de la sécurité. La collaboration entre la Confédération, les polices cantonales et l´armée pourrait toutefois être améliorée.