Le WEF est un évènement important. Des représentants de l'économie et de la politique peuvent échanger leurs points de vue dans la station grisonne et la Suisse a l'obligation d'assurer leur protection, a déclaré le président de la commission de la politique de sécurité Josef Leu (PDC/LU) mardi devant la presse.
Après les incidents survenus à Genève en marge du Sommet du G8 à Evian en juin, il s'agit aussi d'assurer la sécurité de la population. Le problème n'est pas le WEF lui-même, mais le risque d'actes terroristes ou d'évènements violents, d'après M. Leu.
Pour la majorité de la commission, les 40 millions de francs de retombées économiques du Forum de Davos permettent en outre de relativiser les coûts totaux du dispositif de sécurité (13,4 millions). En revanche, la minorité estime que le rapport coût/utilité d'un tel engagement est disproportionné. Trop de militaires seront appelés pour une opération qui ne devrait pas revenir à l'armée.
Leçons à tirer
Seul un quart des 6500 militaires mobilisés seront stationnés dans les alentours de Davos pour prêter main forte aux forces de l'ordre. La majorité des autres soldats auront pour tâche d'assurer la sécurité de l'espace aérien ou celle d'installations diverses dans le reste du pays.
Tirant les leçons du dispositif de sécurité mis sur pied lors du sommet du G8, la commission a par ailleurs affiché une "certaine impatience" pour que des solutions plus optimales soient trouvées à l'avenir. Par 11 voix contre 7, elle a adopté un postulat demandant au Conseil fédéral d'approfondir toute une série de questions concernant les responsabilités des cantons et de la Confédération.