<p>Berne (ats) Les exceptions à l'interdiction de la vente de médicaments par correspondance devraient être mieux définies. Pour empêcher les abus rencontrés actuellement, la commission de la santé publique du Conseil national est prête à légiférer.
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Par 15 voix contre 5, la commission a décidé de donner suite à une initiative parlementaire d'Anne-Catherine Menétrey-Savary (Verts/VD). Pour autant que son homologue du Conseil des Etats donne son aval, elle s'attachera à rédiger un projet concret, a indiqué son président Pierre Triponez (PRD/BE) vendredi devant la presse.

La majorité estime qu'une plus grande clarté est nécessaire afin d'éviter que les exceptions deviennent la règle. Des pratiques «qui ne peuvent être tolérées» ont en effet vu le jour, a ajouté Thérèse Meyer (PDC/FR). Plusieurs grossistes s'emploient ainsi à développer leur commerce en établissant des liens directs avec les médecins, avec ristourne à la clé.

Cette incitation à la consommation est aussi pratiquée vis-à-vis des patients, grâce à des offres de carte de fidélité permettant des rabais. La Migros participe aussi au système dans le canton d'Argovie en proposant son intermédiaire entre le grossiste et les patients, dénonce Anne-Catherine Menétrey-Savary.

Avec la révision de la loi sur le marché intérieur, en vigueur depuis juillet dernier, la situation pourrait se généraliser. Une seule autorisation cantonale permettrait en effet à une entreprise de pratiquer la vente par correspondance dans tous le pays.