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<div id="ctl00_PlaceHolderMain_ctl04__ControlWrapper_RichHtmlField" style="display:inline">Berne (ats) Un premier rapport intermédiaire sur l'affaire Nef sera élaboré d'ici la fin novembre. La commission de gestion du Conseil national a donné vendredi ce mandat à sa sous-commission chargée de surveiller le Département fédéral de la défense (DDPS).</div></div>

La commission a répondu favorablement aux demandes de son homologue de la politique de sécurité de faire toute la lumière sur l'affaire Nef, a indiqué son président Pierre-François Veillon (UDC/VD) devant la presse. La sous-commission DDPS, présidée par Ruedi Lustenberger (PDC/LU), a été chargée de donner la priorité à ce dossier et de prévoir des séances supplémentaires. 
 
Un premier bilan,avec à la clé l'établissement et la vérification des faits, devrait être disponible fin novembre. Puis un rapport final, qui contiendra conclusions et recommandations, sera rédigé «dans les meilleurs délais».  
 
La sous-commission est aussi appelée à se pencher sur l'état de l'armée. Elle va donc revoir la liste des thèmes à traiter l'an prochain. Parmi les sujets probables figure la question de la sélection des cadres. Initialement, la sous-commission comptait se concentrer en 2009 sur la stratégie de communication et la
logistique. 
 
Les Chambres débatteront très certainement des remous autour de l'ancien chef de l'armée Roland Nef lors de la session d'automne, agendée du 15 septembre au 3 octobre. Or le premier rapport intermédiaire de la sous-commission ne sera pas encore disponible.
 
«Sacré défi»   
 
Malgré la perspective d'un débat urgent, pas question d'accélérer le processus. «Nous nous sommes donnés trois mois, ce qui est déjà un sacré défi», a fait valoir M. Veillon. S'ils prennent la parole à cette occasion, les membres de la commission de gestion ne pourront pas s'exprimer sur les investigations en
cours, secret de fonction oblige. 
 
Ni le président de la commission ni celui de la sous-commission n'a donné plus de détails sur la suite des opérations. Il s'agit d'un mandat et d'un calendrier ambitieux, s'est contenté de relever Ruedi Lustenberger.  
 
Plusieurs points sur la procédure restent donc ouverts à ce stade, notamment la question de savoir si la sous-commission auditionnera M. Nef. Il est déjà prévu qu'elle collaborera avec la délégation des commissions de gestion quand des éléments couverts par le secret sont en jeu.
 
Réponses insuffisantes 
 
Les commissions de la politique de sécurité des deux conseils ont sollicité la commission de gestion du National après avoir entendu le ministre de la défense Samuel Schmid et le haut gradé démissionnaire. Elles n'étaient pas satisfaites des explications données.  
 
Le contrôle de sécurité concernant Roland Nef, effectué seulement après sa nomination à la tête de l'armée, a été jugé particulièrement problématique. Depuis est encore venu se greffer le fait que le conseiller fédéral avait été informé en automne dernier, et pas seulement ce printemps, des démêlés de l'Appenzellois avec la justice.

5 septembre 2008