Berne (ats) La DDC n'a pas commis de grosses erreurs dans ses programmes de reconstruction au Sri Lanka après le tsunami de 2004. Dans un rapport publié vendredi, la commission de gestion du Conseil des Etats ne distingue que deux manquements plutôt mineurs.

Le premier problème porte sur la structure très décentralisée (bureaux sur le terrain à Matara et à Jaffna, office à Colombo, centrale à Berne), additionnée à une répartition des compétences entre la Direction du développement et de la coopération (DDC), la Croix-Rouge suisse, l'Entraide protestante (EPER) et la Chaîne du bonheur. 
 
La commision reconnaît les avantages d'un tel consortium mais souligne que ce type d'organisation présente aussi le risque de complexifier la communication. Elle demande donc au Conseil fédéral de garantir à l'avenir une définition claire des structures de conduite et de la répartition des compétences. De plus, l'ensemble des acteurs concernés doivent en être bien informés.
 
Confirmation formelle 
 
Deuxième problème: alors que la Suisse s'est engagée auprès du gouvernement sri-lankais à aider la reconstruction de huit écoles, la DDC n'en a construit que quatre. Deux établissements ont été placés sous le responsabilité de l'EPER et deux autres sous celle de l'UNICEF. 
 
Sur le fond, la commission souscrit à la décision de la DDC de réaffecter ses ressources là où les besoins étaient plus importants. Mais elle estime que le transfert à l'UNICEF n'était pas optimal, la DDC n'ayant pas attendu une confirmation formelle de l'agence onusienne. Elle attend du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qu'il veille à ce que ce cas isolé ne se répète pas.
 
DDC blanchie 
 
Pour le reste, le rapport blanchi la DDC des reproches de mauvaise gestion financières, reprises notamment par l'hebdomadaire alémanique de droite «die Weltwoche». Il se base pour ce faire sur plusieurs expertises commandées par la DDC et examinés par le Contrôle fédéral des finances. Un nouvel examen sur place serait disproportionné. 
 
La commission se félicite par ailleurs que le DFAE a déjà publié une évaluation intermédiaire des programmes et attend qu'il en fasse de même avec l'évaluation finale. Elle souhaite s'entretenir en 2009 avec la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey et le directeur de la DDC Martin Dahinden. Au menu: réorganisation de la DDC et approfondissement de la question du contrôle des projets.

24 octobre 2008