Samuel Schmid a fait le point devant la commission sur l'analyse interne du Département fédéral de la défense (DDPS), l'éviction du secrétaire général Juan Gut et l'interview «corrigée» du chef de l'armée Christoph Keckeis. L'indiscrétion qui a permis la publication récente dans la presse de l'analyse a fâché la commission.
Cette dernière a accordé son soutien à MM. Schmid et Keckeis, a indiqué M. Engelberger (PRD/NW) devant la presse. Aucune des déclarations faites par ses membres n'étaient dirigée contre le conseiller fédéral ou le chef de l'armée, d'après lui.
La commission ne traitera pas du rapport sur l'inspectorat interne du DDPS. Ces questions concernant la direction de l'administration et du département, le dossier reviendra aux commissions de gestion ou a leur délégation, a expliqué M. Engelberger.
Si le rapport devait contenir des points relevant de son propre domaine, la commission de politique de sécurité se penchera toutefois dessus, a-t-il ajouté. Pour le reste, elle entend suivre de près la mise en place d'Armée XXI. Une sous-commission effectue ainsi des inspections à la troupe et un rapport sera rédigé sur cette base.
Activités civiles
Preuve du succès de Samuel Schmid devant la commission, selon M. Engelberger: les deux objets qui était à l'ordre du jour ont passé haut la main. A trois contre un, la commission a ainsi donné son aval à la prolongation jusqu'au 31 décembre 2007 des engagements subsidiaires de militaires déjà en cours en Suisse.
Trois domaines sont concernés: l'aide fournie par l'armée pour la protection des ambassades (en moyenne 500 soldats de milice mis à disposition), l'appui au Corps de gardes-frontière (180 professionnels) et l'engagement de soldats dans la sécurité aérienne en tant que «Tigres» - à bord des appareils - et «Renards»- dans certains aéroports à l'étranger - (15 professionnels).
Pour la commission, il n'y a pour le moment aucune alternative. Il faudrait sept à neuf ans pour former les 500 à 600 policiers qui font actuellement défaut. Les coûts de ces engagements militaires n'ont pas été évoqués, selon M .Engelberger. Par 14 voix contre 5, la commission a refusé de limiter à fin 2005 la prolongation. Selon la majorité bourgeoise, le Parlement ne peut pas mener un tel débat chaque année.
Immobilier militaire
Dans la foulée, la commission propose aussi au plénum, par 18 voix contre 3, d'accepter le programme immobilier 2005 (371,8 millions de francs). Deux crédits dépassent les 10 millions: les aménagements de la caserne de Stans (19 millions) et les travaux d'assainissement pour l'installation du système FLORAKO (22,4 millions).
Fort de ces résultats, Edi Engelberger a estimé que la commission devrait également donner son aval au programme d'armement 2004, actuellement devant son homologue du Conseil des Etats. Devisée à 647 millions, cette liste d'achats est pourtant contestée à gauche comme à droite. Notamment en ligne de mire: les deux avions de transport et les douze chars de génie et de déminage y figurant.