Le but de l'opération est de trouver une solution qui puisse ensuite passer le cap du National, a expliqué le président de la commission de la politique de sécurité Hermann Bürgi (UDC/TG) vendredi devant la presse. En octobre à Flims, la gauche et l'UDC s'étaient unies pour rejeter la nouvelle organisation de l'armée.
Avec la refonte d'Armée XXI, la priorité devrait aller aux engagements de sécurité sectorielle et à l'appui aux autorités civiles au détriment de la défense classique du territoire. Les formations mécanisées et lourdes devraient être réduites de moitié et le nombre des bataillons d'infanterie augmenté.
Pause de réflexion
Alors que le camp rose-vert veut aller plus loin dans les réformes, l'UDC souhaite s'en tenir à la défense traditionnelle. Pour éviter un nouvel échec au National, la commission a jugé utile de faire une «pause de réflexion». Il s'agit désormais de clarifier la situation et de voir où sont les problèmes, a souligné M. Bürgi.
Une série de thèmes vont ainsi être approfondis en commission. Des alternatives au projet initial du Conseil fédéral pourraient être présentées. Parmi les questions à clarifier sans attendre figure la situation des militaires professionnels, surchargés par le système actuel.
Il s'agit donc de trouver des solutions. La commission soutient à ce propos les récentes recommandations de la commission de gestion du National et attend du département de Samuel Schmid (DDPS) qu'il prenne des mesures, selon son président.
Il faudra aussi voir comment faire pour pouvoir recourir plus tôt à des militaires de milice pour la formation des recrues. Un retour à deux écoles de recrues par an au lieu de trois pourrait par ailleurs être envisagé. Les questions des effectifs de l'armée, des rapports entre Confédération et cantons ainsi que des engagements à l'étranger devront aussi être passées à la loupe.
Au printemps aux Etats
La commission demande en outre au DDPS de lui remettre un rapport pour clarifier si la refonte d'Armée XXI répond au mandat constitutionnel. Elle juge en revanche inutile un nouveau rapport et un nouveau plan directeur.
Le ministre de la défense Samuel Schmid, qui a accepté la procédure proposée par la commission, devrait remettre la série de documents demandés d'ici le début de l'année prochaine. Le Conseil des Etats pourrait traiter le dossier lors de la session de printemps. Selon Hermann Bürgi, le sort du programme d'armement, encore en discussion au Parlement, est indépendant de celui de la refonte d'Armée XXI.