Ce texte demande que les médecines complémentaires soient intégrées dans le catalogue des prestations remboursées obligatoirement par les caisses si elles sont dispensées par des personnes ayant le titre de médecin. Elle se veut une réponse à la décision de Pascal Couchepin d'exclure l'homéopathie, la thérapie neurale, la phytothérapie, la médecine anthroposophique et la médecine traditionnelle chinoise de l'assurance de base en 2005.
La commission ne conteste pas le soutien populaire dont jouit les médecines douces, mais elle est d'avis que cette question ne doit pas être ancrée dans la constitution fédérale. Elle estime en outre que l'initiative va trop loin, a indiqué sa présidente Erika Forster (PRD/SG) vendredi devant les médias.
La disposition stipulant que la Confédération et les cantons pourvoient à "la prise en charge complète" des médecines complémentaires est en cause. Le Conseil national avait aussi buté sur ce point lorsqu'il a décidé en septembre de prôner le "non".
Voie médiane
La minorité proposera une solution de compromis visant à trouver une voie médiane pour la reconnaissance des médecines complémentaires, a précisé Mme Forster. La majorité est d'avis pour sa part que le temps manque pour élaborer un contre-projet direct, au niveau de la constitution.
La commission n'entend toutefois pas se désintéresser du sujet. Le lancement d'une initiative parlementaire, avec à la clé une réglementation au niveau de la loi, est à l'étude, selon la radicale st-galloise. Cela devrait inciter les promoteurs de l'initiative populaire à la retirer, a-t-elle espéré.
9 novembre 2007