Berne (ats) Les commissions de gestion du Parlement souhaitent être prises davantage au sérieux. Elles ont profité de la publication de leur rapport annuel jeudi pour souligner les différends qui l'opposent régulièrement au Conseil fédéral.

Les commissions se sont plusieurs fois plaintes avec vigueur, notamment dans les affaires Tinner et UBS/Finma, du refus du Conseil fédéral de leur fournir les informations souhaitées. Une initiative parlementaire, élaborée par la commission des finances du National, devrait permettre de régler la question.

La collaboration avec le Conseil fédéral est ardue, a relevé devant la presse la présidente de la commission de gestion du National Maria Roth-Bernasconi. Il n'en va pas que du droit à l'information.

Le gouvernement ne répond souvent que partiellement aux recommandations de l'organe de haute surveillance parlementaire. Ce qui contraint les commissions à revenir plusieurs fois à la charge, comme pour les tarifs de laboratoires des cabinets médicaux ou les mesures de contrainte en matière de droit des étrangers.

Pire, ce sont parfois les parlementaires eux-même qui déposent des interventions oubliant que les commissions de gestion ont déjà soulevé le problème, selon le président de la commission du Conseil des Etats Claude Janiak (PS/BL).

Les commissions ne se contentent pas de rebondir sur l'actualité (crise financière, crise libyenne, affaire Tinner). Elles assurent le suivi de nombreux dossiers. "Nous n'agissons pas seulement a posteriori", a souligné Maria Roth-Bernasconi.

 

04.02.2010