(ats) Viola Amherd présidera la Confédération en 2024. L'Assemblée fédérale l'a élue mercredi par 158 voix sur 204 bulletins valables. La centriste de 61 ans succède à Alain Berset qui quitte le gouvernement à la fin du mois.

"Nous sommes devant une montagne de travail et nous avons intérêt à ce que cette montagne ne dépasse pas le Cervin", a déclaré devant l'Assemblée la présidente de la Confédération qui prendra ses fonctions le 1er janvier. Des thèmes importants de cette législature auront un impact direct sur la population, a-t-elle poursuivi.

Et de citer en premier les relations avec l'UE. "Je suis convaincue qu'une bonne collaboration est indispensable pour la Suisse. On gagnera en souveraineté", a-t-elle dit. L'évolution de la politique de sécurité sera aussi essentielle pour la Suisse. La santé à un prix raisonnable constituera un autre défi. Il s'agira de freiner la hausse des coûts tout en maintenant la qualité.

La Valaisanne voit dans le fédéralisme un élément essentiel au succès de la Suisse. La décentralisation des compétences nous rend robustes, a-t-elle souligné. Et le compromis fait partie de notre ADN helvétique, a ajouté Viola Amherd en référence à la fondue moitié-moitié. "Je m'engagerai pour que nous trouvions des réponses communes", a-t-elle promis.

Dizaines de voix éparses

Dans le détail du vote à la présidence, Viola Amherd a engrangé 158 voix sur 204 bulletins valables. Plus de 80 voix sont allées ailleurs, dont 21 à Albert Rösti et 25 voix à d'autres personnes. Trente-six bulletins étaient blancs et trois nuls.

L'ancienne ministre des transports Doris Leuthard a été la dernière représentante du Centre à présider le Conseil fédéral. Elle avait porté cette charge en 2010 et en 2016.

La ministre de la défense est toutefois loin du bonnet d'âne. C'est Micheline Calmy-Rey qui a réalisé la plus mauvaise élection en 2011 avec 106 voix. A l'inverse, le record est détenu par Jean-Pascal Delamuraz et Ueli Maurer. Tous deux ont obtenu 201 voix en 1988, respectivement 2018.

Viola Amherd sera secondée par Karin Keller-Sutter. La St-Galloise a été élue à la vice-présidence par 138 voix sur 196 bulletins valables. Albert Rösti a obtenu 18 voix, Elisabeth Baume-Schneider 16, Ignazio Cassis et Beat Jans 10 et Guy Parmelin 4. Par ailleurs, 41 bulletins étaient blancs et trois nuls.

Le Plr a jugé ce résultat "tout à fait réjouissant". Karin Keller-Sutter prendra les rênes de la Confédération en 2025.