Relations bilatérales
Irène Kälin s’est référée à sa visite officielle d’avril 2022 à Stockholm et a rappelé au combien les discussions au Parlement suédois, notamment sur les défis sécuritaires de l'Europe et sur l'état des relations entre la Suisse, la Suède et l'Union européenne (UE), ont été très enrichissantes et ont renforcé sa conviction que les deux pays devaient coopérer à plus large échelle. La vice-présidente du Parlement suédois, Åsa Lindestam, a fait part de son intérêt pour la démocratie directe suisse et le référendum en particulier. La présidente du Conseil national a rappelé que l’instrument démocratique qu’est le référendum fonctionne bien en Suisse du fait que la population est habituée à voter.
Adhésion à l’OTAN et sanctions européennes
Lors de l’entretien officiel avec la présidente du Conseil national, la vice-présidente Lindestam a pu informer sur le rôle du Parlement suédois et l’état des discussions au sein de cet hémicycle depuis l’annonce du 18 mai dernier de sa candidature à l’OTAN. Elle a fait état de lois modifiées pour permettre une adhésion et a évoqué les incertitudes liées au statut de membre de l’OTAN, en particulier s’agissant de l’envoi de troupes suédoises à l’étranger. La question de l’opposition de la Turquie à l’adhésion de l’OTAN de la Suède et de la Finlande a aussi été soulevée, de même que de possibles représailles russes en cas d’intégration de ces deux pays nordiques à l’Alliance atlantique. La vice-présidente s’est toutefois dite confiante par rapport à cette procédure d’adhésion.
La présidente Kälin a souhaité connaître l’avis de la délégation suédoise par rapport à l’accord conclu entre les chefs d'État et de gouvernement de l’UE sur le sixième train de sanctions, comprenant une interdiction partielle de la plupart des importations de pétrole russe d'ici la fin de l'année et excluant dans l’immédiat le pétrole brut transitant par oléoduc. La vice-présidente Lindestam a jugé le sixième train de sanctions de l’UE comme étant une bonne décision. D’autres parlementaires membres de la délégation suédoise ont souligné que leur pays voulait avant tout que les sanctions de l’UE soient prises sérieusement afin de stopper la guerre.
Egalité entre hommes et femmes
La vice-présidente Lindestam s’est entretenue à ce sujet avec la Directrice du Bureau de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG), Mme Durrer, ainsi qu’avec la co-présidente d’alliance F, la conseillère nationale Kathrin Bertschy, accompagnée de la directrice d’alliance F, Sophie Achermann.
La directrice du BFEG a dressé le tableau actuel des lois suisses en faveur de l’égalité hommes femmes en matière de droit à l’avortement, de congé paternité, de lutte contre la violence domestique et des discussions en cours autour de l’âge de la retraite des femmes, de la taxation des couples et de l’écart salarial entre hommes et femmes. Elle a mentionné que les Suisses s’exprimaient souvent sur des questions d’égalité lors des votations populaires. La conseillère nationale Bertschy a de son côté présenté les actions et campagnes d’alliance F, unique association en Suisse s’occupant de la représentation des intérêts des femmes en politique.
La présidente du Conseil national Irène Kälin avec la vice-présidente du Parlement suédois, Åsa Lindestam et sa délégation devant la statue des Trois Suisses
La présidente du Conseil national Irène Kälin et la vice-présidente du Parlement suédois, Åsa Lindestam lors de leur entretien officiel
Remise des cadeaux entre la présidente du Conseil national Irène Kälin et la vice-présidente du Parlement suédois, Åsa Lindestam
La vice-présidente du Parlement suédois, Åsa Lindestam dans la salle du Conseil national